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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 19:19
Prisonnier de la chair

MAIS LIBERÉ PAR LE
SANG
DE JESUS.  

Le monde : une prison

 

Le monde où nous sommes c’est vraiment un lieu de détention où l’homme n’est pas libre de ses mouvements.

Pour appuyer cette affirmation nous allons partir du récit de la création de l’homme jusqu’à son expulsion du jardin d’Eden. La bible, en effet, renseigne que lorsque Dieu décréta de créer l’homme, Il le créa à son image et ne le mit pas dans les conditions qui sont les nôtres aujourd’hui. Dieu avait plutôt aménagé un lieu à l’orient d’Eden (Jardin d’Eden) où Il plaça Adam et Eve pour qu’ils y vivent heureux et en toute souveraineté (Genèse 1.26, 2.7-8).

 

Mais après le péché,  Adam et Eve furent renvoyés du Jardin d’Eden qui fut pourtant le seul cadre où les conditions de vie étaient appropriées à leur nature. Ils furent chassés de là, et c’est vers la terre non aménagée (qui est le domaine de Satan) où ils furent envoyés (Genèse 3.23-24).

 

C’est donc à dire qu’actuellement nous vivons dans un milieu étranger. Car si, sur un terrain, le cultivateur se met à semer sans travaux préliminaires cela veut dire que ce terrain est déjà dans des conditions propices pour que les plantes croissent en bonne santé. Lorsque le terrain n’est pas approprié le cultivateur commence par l’aménager avant de semer.

 

Or, tel un cultivateur, Dieu aménagea d’abord le terrain où Il devait mettre l’homme (Genèse 2.7-14). Et la bible ne dit pas que Dieu aménagea toute la terre, mais uniquement un espace. C’est donc clair qu’au moment de la création de l’homme la terre était déjà un milieu pollué, vraisemblablement par la chute de Satan lorsqu’il fut précipité du ciel.

 

Dieu ne trouva pas possible que la paix et le bonheur tels qu’Il les avait voulus pour l’homme fussent possibles d’être atteints dans un milieu aussi infesté par Satan et ses démons. C’est pourquoi le jardin d’Eden fut aménagé soigneusement. Mais ayant été chassé de cet espace aménagé, c’est dans le domaine de Satan que l’homme fut jeté !

 

Lui qui fut conçu pour n’être en équilibre que dans les conditions de bonheur et de paix, il se retrouve aujourd’hui dans le domaine de Satan où règnent la terreur et l’injustice. Il ressemble ainsi à une plante de maïs qui pousse en brousse sans entretien, au côté de toutes sortes d’herbes sauvages. Quand on observe cette plante de maïs son état est chétif et rougeâtre, sa tige forée d’insectes et ses feuilles rongées par les chenilles et autres herbivores de passage par-là. Aucune moisson ne peut être attendue d’elle !

De même, cet état est comparable à la situation de l’homme. De tous les temps, la vie de l’homme sur cette terre n’est que caractérisée par des cris de détresse (guerres, calamités, injustices, inquiétudes, soucis ainsi que des frustrations et déceptions de tout genre en permanence etc.).

 

Seul, l’homme est incapable de s’évader de sa prison.
Chaque fois que les hommes croient avoir trouvé le bonheur, chaque fois qu’ils se disent ‘voici venu le moment de s’asseoir et jouir’, il advient toujours un malheur qui les stoppe. Si ce n’est pas une guerre, c’est une épidémie (SIDA etc.), c’est un fléau comme le terrorisme, le banditisme etc. ou c’est encore une catastrophe (séisme, inondation, etc.).

 

Pas une seule contrée de la terre n’est vraiment un lieu de refuge où on se sentirait à l’abris. Quand on est pauvre c’est la misère dont on souffre. Qu’on devienne riche, c’est à l’agression des briguants et aux coups bas des jaloux et envieux qu’on doit faire face, et ainsi de suite. Si on est gentil on se fait rouler, et qu’on devienne méchant c’est en taule qu’on se retrouve !

 

Cette situation où l’homme n’arrête pas d’innover parce qu’il n’est jamais satisfait de ce qu’il a, démontre que rien de ce monde n’est approprié pour répondre à ses attentes. En réalité il recherche un équilibre, celui qui était sien dans le jardin d’Eden. Il a la notion de cet équilibre dans son subconscient, mais il ne sait pas le réaliser tant qu’il se servira de sa chair pour y parvenir.

Tous les cris de détresse que lui arrachent la méchanceté et l’injustice du monde témoignent qu’il est incapable de quitter le monde. Ces cris laissent comprendre la situation de celui qui, se trouvant dans un milieu hostile, est cependant contraint d’y rester.

En effet, lorsque quelqu’un piétine une braise ardente, très vite il ôte son pied de là puisque la sensation qu’il éprouve ne lui est pas agréable. Si donc, tout en ayant le pied sur la braise, cet homme ne cesse de se lamenter et pleurer, c’est qu’il n’est pas libre de ses mouvements ; il est obligé d’avoir son pied là où il brûle, malgré lui.

Curieusement, c’est cela exactement la situation de l’homme du monde.

Depuis des longs siècles l’humanité gémit. Des cris de pleurs et lamentations se font entendre de partout, et de partout des bonnes volontés ne cessent de se manifester pour que la paix et la justice règnent. Mais, jour après jour pourtant, les choses ne cessent d’aller de mal en pis. On a cru résoudre le problème en créant l’ONU avec toutes les autres organisations affiliées (UNICEF, PAM, FAO etc.) avec des chartes bien élaborées, mais de plus en plus la paix et la justice sont menacées.

 

Au centre de tout se trouve toujours l’homme. Le même qui recherche la paix et la justice à travers l’ONU etc., c’est le même qui menace la paix et la justice par ses actes égoïstes. Les dirigeants des pays membres de l’ONU, plutôt que d’être les portes étendards de la paix, ce sont plutôt eux-mêmes qui fabriquent et vendent en parallèle les armes qui menacent la paix dans le monde entier.

 

Donc on peut constater par ce fait qu’ils ont assurément la volonté de bien faire dans leur for intérieur, mais au niveau de la mise en application quelque chose agit en eux pour les obliger à se comporter contrairement. C’est la chair. Ils ne sont pas libres. Pourquoi ? Au centre de tout se trouve les désirs égoïstes. On veut plus d’argent pour soi afin de plus jouir et être honoré. Toujours elle, la chair, cette Delila que Samson (l’homme) ne veut pas décevoir dans ses exigences de plus en plus nombreuses ! A cause d’elle, l’homme en est venu à ne plus être capable de faire ce qu’il veut, de même que Samson devint prisonnier des philistins.

La paix et le bonheur que l’homme, inspiré par son for intérieur, étale si joliment dans la charte de l’ONU, il est incapable d’exercer sa volonté pour les atteindre parce que celle-ci (cette volonté) est assujettie au pouvoir de la chair. On se rappellera que Samson captif avait bien voulu dans son for intérieur, détruire les philistins, mais la force de réaliser son projet lui manquait.

 

Au niveau individuel nous pouvons constater que nombreux fumeurs sont conscients de souffrir des problèmes pulmonaires et s’en plaignent dans leur for intérieur, mais ils sont incapables d’exercer leur volonté pour arrêter de fumer. Certains ivrognes ont de même des problèmes de santé liés à l’alcool, et presque tous se plaignent d’avoir dilapidé leur argent lorsque revenus à leur état normal. Pourtant, on les retrouve aux débits des boissons dès qu’ils ont encore gagné un peu d’argent, assez souvent au détriment des besoins élémentaires de leurs ménages. Il y a des gens qui critiquent les acteurs politiques ou financiers en donnant des avis bien fondés mais qui, investis du même pouvoir, deviennent pires que ceux qu’ils critiquaient.

 

Tous ces exemples prouvent que l’homme du monde est un véritable prisonnier, incapable de faire ce qu’il désire. Tant que l’homme sera attaché à sa chair pour en satisfaire les désirs, il n’en sera qu’ainsi. Il n’est pas possible de vivre attacher à sa chair et prétendre triompher du monde pour faire la volonté de Dieu.
Il est écrit dans l’épître de Paul aux Romains 8.7-8 : « car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. Or, ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu ».

Ci-après encore une brillante déclaration de l’apôtre Paul : « Car je le sais : ce qui est bon n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair. Car je suis à même de vouloir, mais non pas d’accomplir le bien. Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas. (…) Qui me délivrera de ce corps de mort ? » (Romains 7.18-24).

 

2. Le corps humain :
muraille de la prison.

Nous le savons, c’est la muraille qui fait d’un lieu une prison. Sans muraille il sera difficile de contrôler les prisonniers qui pourront facilement s’en fuir chacun de son côté. En outre, non seulement la muraille empêche aux prisonniers de s’en fuir, mais aussi elle les empêche de voir ce qui se passe à l’extérieur.

 

Sur le plan invisible aussi, dans  2Cor 4.3-4 et Ephésiens 4.18, l’apôtre Paul désigne ces mêmes murailles lorsqu’il parle du voile et de l’obscurité spirituelle qui empêchent aux gens du monde de s’intéresser à l’Evangile de Christ.

 

Et comme nous venons de le voir, ce qui sert de muraille à cette prison qu’est le monde c’est la chair. Sur la foi des deux derniers passages de l’épître aux romains que nous venons de lire (7.18-24, 8.7-8), il n’y a nul doute que c’est la nature charnelle de l’homme qui sert de muraille à la prison de Satan, puisqu’il nous est dit que c’est la chair qui ne lui permet pas de faire la volonté de Dieu.

 

Pour approfondir nos connaissances à ce sujet, il nous faut connaître comment en est-on arrivé à ce point, puisque dès leur création Adam et Eve avaient toujours ce même corps tiré de la poussière et cependant ils étaient en relation harmonieuse avec Dieu. Bien entendu, nous savons que cela est venu du fait qu’ils ont péché. Mais nous devrions connaître par quel processus ce changement s’est opéré.

 

2.a. La chair :
Fondement d’une vie d’égoïsme.

D’abord essayons de comprendre sur quoi repose le concept ‘vie’.
Lisons dans Mathieu 6.21 : « Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. » En d’autres termes, nous pouvons lire : ‘(…) là aussi se trouve ta vie’.

 

Car en effet, par ‘trésor’ dans ce passage, la bible ne désigne que l’ensemble de désirs et passions qui gouvernent notre cœur et qui sont, de ce fait, à la base de nos décisions. En fonction de nos décisions, le public peut caractériser le genre de vie que nous menons parce que nos décisions trahissent le foyer de nos désirs.

 

Or, il n’y a que deux foyers de désirs possibles : la chair et l’esprit (Romains 8.6, Galates 5.17). Ainsi parle-t-on de vie mondaine (vie charnelle) ou vie spirituelle, selon que nos décisions ont pour finalité de nous procurer la joie du monde ou la joie issue de la communion avec Dieu. Cela indique en d’autres termes que les désirent qui influencent les décisions de notre cœur viennent soit du monde (chair) soit de l’Esprit qui anime notre esprit.

 

Cela dit, si nous considérons la vie de l’homme à l’origine, nous constaterons qu’avant d’avoir péché, Adam et Eve avaient leur vie en Dieu. Ils ne connaissaient pas les désirs de leur chair, et ils ne les auraient pas connus si Satan n’eût pas attiré leur attention en disant : « vous serez comme … » (Genèse 3.5).

 

En fait, il suffit de nous référer au fait qu’ils étaient nus et que cela ne faisait aucunement l’objet de leur préoccupation (Genèse 2.25). Ce qui veut dire que quoique se manifestant par un corps charnel, les désirs de leur cœur ne venaient pas de la chair, autrement ils se soucieraient de le couvrir comme ils l’ont fait après le péché (Genèse 3.7). Donc ils vivaient en Dieu, et on peut dire de manière imagée que dans leur chair c’était un vide ; ils y étaient absents, ils n’y vivaient pas parce que s’ils étaient là, ils se seraient préoccupés du lieu où ils vivaient.

 

Leur chair n’était qu’un simple support pour leur permettre de paraître physiquement, mais leur vie était en esprit, animée essentiellement par l’Esprit de Dieu. Aussi, pouvaient-ils communiquer harmonieusement avec Dieu et, grâce à cette harmonie, posséder la puissance illimitée de Dieu pour pouvoir dominer physiquement sur toutes les autres créatures (Genèse 1.26).

 

Après le péché, ayant perdu l’essence divine (l’Esprit de Dieu) qui les animait en esprit, ils moururent spirituellement. Ce fut la mort de l’esprit (Genèse 2.17) qui les fit perdre la possibilité de jouir des attributs de Dieu et de communiquer avec Lui. En conséquence, cela entraîna une sorte de déménagement forcé, et ils se sont rabattus alors sur la chair où il y avait néanmoins une certaine vie: la vitalité sensorielle.

Ils partirent des hauteurs illimitées pour se retrouver, en un clin d’œil,cloisonnés dans des limites de leur corps physique. Désormais, leur existence n’est stimulée que par les seules impulsions émanant des cinq sens de la chair, alors que jadis, portés par la puissance du Saint-Esprit de Dieu, ils avaient une perception illimitée des choses. Alors qu’avant la parcelle de l’un était celle de l’autre puisque tous étaient sur une même plate forme illimitée et indescriptible, désormais ils découvrent chacun jusqu’où s’étant la parcelle de sa vie. Et c’est pourquoi, ayant pris conscience chacun de son corps, ils n’ont pu qu’à ce moment là en prendre soin en se couvrant de feuilles (Genèse 3.7).

Un fait très important à relever dans ce verset de Genèse 3.7 c’est lorsque la bible déclare que les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent de sorte qu’ils connurent qu’ils étaient nus. Une telle affirmation devrait nous indiquer qu’au regard de leur propre corps, ils étaient avant comme des aveugles. Nous devrions encore trouver là une preuve supplémentaire que ce ne fut seulement alors que leur existence érigeait sa base dans la chair, en provenance de l’esprit.

Puisqu’ils prennent conscience du domaine de leur vie, chacun est désormais capable de dire ce qui lui appartient et ce qui ne lui appartient pas, selon que cela rentre ou pas dans son domaine. Le droit de propriété a commencé et donc, avec lui, le principe de l’égoïsme, de l’individualisme !

Si Caïn tua Abel (Genèse 4.3-5) c’est parce que la faveur qu’eût Abel par son sacrifice, était considérée par Caïn comme appartenant à autrui. Aussi, par égoïsme, Caïn envia-t-il tellement cet avantage au point de tuer son frère.

Cet égoïsme n’a donc pu être possible que parce que l’homme a découvert qu’il est différent de l’autre par son corps. Chacun de nous, en effet, ne s’identifie comme étant différent des autres que grâce à son corps. Si tous nous vivions en esprit, et l’esprit n’ayant pas de forme ni de couleur, nous n’aurions aucun sentiment de différence entre nous et, en conséquence, il n’y aurait pas de guerre !

2.b. La chair :
fondement du péché.

Le cloisonnement de l’homme dans sa chair est à la base de tous les péchés de l’humanité.

Ce fut, en plus de l’égoïsme comme nous venons de le voir, le début de la haine, la jalousie, la convoitise, les luttes et querelles, etc. qui ne sont que des caractéristiques d’un prisonnier.

 

En effet, lorsqu’ils étaient en esprit, ils vivaient par la vie de Dieu. En conséquence, ce sont les besoins de Dieu qui peuplaient leurs cœurs de sorte que leurs besoins supplantaient le cadre limité de leur ego. Maintenant qu’ils vivent dans leur corps chacun (leur ego), ce sont les besoins de la chair qui peuplent leurs cœurs. Aussi, les décisions de leur vie ne sont-elles dictées que par l’impulsion des besoins de leur chair.

 

Leurs mouvements deviennent limités autour de leur parcelle chacun. Cela est devenu difficile pour quelqu’un de s’occuper de besoins de l’autre dès lors qu’il en a à satisfaire chez lui. De même qu’une chèvre attachée ne peut brouter que dans un rayon égal à la longueur de sa corde, chaque fois que l’homme veut aller au-delà de ses frontières, ses propres besoins le rappellent à l’ordre et il est obligé à faire demi-tour. Là encore nous voyons la chair servir comme une véritable muraille de la prison !

 

Par ailleurs, préoccupé à satisfaire les besoins individuels qui ne font que s’accroître au jour le jour, satisfaire à la volonté de Dieu devient une pierre trop lourde à soulever. En effet, Dieu étant pour tous, tout ce qu’Il demande à l’homme est toujours imprégné de l’altruisme. C’est pourquoi Romains 8.7 affirme que la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas.

 

En fait, la chair étant introvertie, fermée à elle-même, il est difficile d’attendre d’elle toute activité extravertie. Face à la volonté de Dieu qui est de l’altruisme comme nous venons de le voir, la chair se comporte comme un chariot qu’il faut pousser en permanence.

Aussi, Christ exigea-t-Il l’amour véritable de ses disciples, un amour qui oblique de s’occuper des autres sans regarder à soi-même. Il est écrit dans Jean 13.34-35 : « Aimez-vous les uns les autres ; (…) A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres ». En effet, lorsque quelqu’un est capable de se préoccuper des besoins d’un autre sans tenir compte de lui-même, il prouve par là qu’il a renversé la muraille qui enferme et oblige tout homme naturel à n’agir que dans sa propre vie. Or, renverser cette muraille n’est autre chose que mourir avec Christ par sa chair. Cet amour donc est un témoin certain d’une foi véritable.

L’emprisonnement de l’homme correspond donc à son état d’isolement. C’est le fait pour lui de vivre retranché en lui-même, ne trouvant de l’intérêt que sur ce qui intéresse sa propre vie. C’est donc son incapacité à regarder les autres comme lui-même, ne canalisant ses efforts que vers lui-même. Une vie ainsi introvertie nous l’appelons ‘prison’ puisqu’elle ressemble à une assignation en résidence, dès lors que l’homme ne peut aller plus loin que son propre domaine.

Etant ainsi égoïste, l’homme rate les plans de Dieu dans sa vie car Dieu est altruiste. En effet, Dieu étant pour tous, celui qui marche avec Lui devrait aussi vivre pour tous.

L’homme n’aurait pu être ainsi égoïste s’il n’avait pas connu son corps. Si l’homme est capable de haïr jusqu’à tuer, de s’enorgueillir d’un avantage que les autres n’ont pas, de regarder indifférent la misère des autres etc., c’est parce que, regardant à son corps, il s’identifie comme étant différent.

Donc le péché (ou la rébellion contre Dieu) n’a de fondement que la chair, et c’est pourquoi nous avons comparé la chair à la muraille qui favorise l’emprisonnement.

 

3. Mourir avec Christ
pour sortir de la prison.

Pour que l’homme mène sa vie de manière extravertie, c’est donc la chair qui doit être traitée.
Aussi, est-ce pour ce traitement qu’il fallait apporter à notre chair que Dieu a envoyé Jésus dans une chair semblable à la nôtre. Il est écrit à ce sujet : « Car Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre fils dans une chair semblable à celle du péché, » (Romains 8.3). Et puisque le seul remède qui convient au traitement du péché c’est la mort (Romains 6.23), Jésus a dû laisser crucifier sa propre chair en notre lieu et place.

 

Ayant ainsi détruit la muraille qui nous séparait tant de nos semblables que de Dieu (Ephésiens 2.14-18), Jésus est le seul moyen pour nous de sortir de notre prison. Pour cela, la bible nous dit que nous devons simplement croire en Lui (Jean 3.16).

 

Pour pouvoir bien comprendre ce qu’est ‘croire en Jésus’, il est important de connaître le sens précis du sacrifice expiatoire de la croix de Golgotha.

 

3.a. Le sacrifice expiatoire.

En effet, le sacrifice expiatoire fut institué par Dieu à la suite de l’incapacité du peuple à respecter ses ordonnances. Pour donc que les pécheurs fussent justifiés plutôt que de mourir pour leurs transgressions, ils devaient offrir des animaux en échange de leur vie. Au moment de sacrifier ces animaux, Dieu obligeait que le pécheur pose sa main sur la tête de la victime pendant qu’elle mourait pour lui (Lévitique 4.4, 15, 24, 29 et 33).

  

Ce geste obligatoire est très significatif pour comprendre la notion de la foi en Jésus, l’agneau de Dieu offert pour l’expiation définitive des péchés de l’humanité. Il implique pour moi croyant que je m’unis à Christ, non lorsqu’Il distribue les pains et le poisson, mais lorsqu’Il meurt pour mes péchés. Je décide donc de m’associer à Sa mort pour pouvoir être associé aussi à sa résurrection.

 

La nouveauté de vie que nous recherchons ne se trouve pas dans l’apport nutritif des poissons et pains, mais dans la résurrection de Christ. Or, il n’y a pas résurrection avant la mort. Si donc nous voulons vivre par la résurrection de Christ, nous devrions commencer par nous associer à Sa mort.

 

Si au temps de la loi cette association n’était que rituelle, pour nous il n’en est plus ainsi. M’associer à la mort physique de Christ implique que je renonce à ma vie charnelle pour vivre par la vie de Sa résurrection, la vie de l’Esprit.

 
Il est écrit : « Nous avons donc été ensevelis avec Lui par le baptême en Sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec Lui par la conformité à Sa mort, nous le serons aussi par la conformité à Sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec Lui, afin que le corps du péché soit réduit à l’impuissance, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; » (Romains 6.5-6).

 

C’est pourquoi la bible exige que celui qui décide de suivre Christ puisse renoncer à lui-même (Mathieu 16.24, Luc 14.16-17, Jean 12.25, etc.). Il est écrit encore : « Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit. » (Galates 5.24-25).

 

Celui qui croit doit donc être conscient de cette réalité pour qu’il soit assuré de vivre une foi digne d’un citoyen du Ciel et non plus de la terre. Il doit être conscient de ce qu’il a renoncé à lui-même, pour qu’il puisse suivre Christ avec persévérance. Autrement, s’il est toujours armé de l’idée de jouir ici-bas, il trouvera certainement étrange d’endurer des épreuves qui lui seront exigées pour sa croissance spirituelle.

 

Pasteur Joseph Kitenge

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  • Shalom dans le Nom de Yeshoua. Je me nomme Hectorine Duclos je suis écrivaine dans le domaine spirituel, c'est un don que D.ieu m'a donné en l'an 1992 et je donne tous ces écrits pour la gloire de D.ieu. Amen!
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